Aujourd’hui j’ai l’immense joie de te partager un témoignage inspirant. Celui de Julie Geneau, accompagnatrice en transition, au changement par les bains de nature.
Dans cette interview tu décrouvriras ses prises de conscience, son cheminement des peuples racines en passant par l’éducation dehors jusqu’à ses propositions d’accompagnements nature ainsi qu’une photo d’une oeuvre de land-art réalisée par des participants.

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*Quel est ton paysage préféré ?
Mon paysage préféré est un de ma région natale. Il s’agit d’un paysage vallonné, un patchwork de dégardés de couleurs jaunes et vertes (avec les champs de colzas, de blé, de maïs, de choux) ses bois et ses près avec nos belles grosses vaches charolaises. Ce paysage donne sur les falaises de la côte d’opale et ses longues plages de sable fin. Parfois, on a la chance d’entrevoir les falaises anglaises de l’autre côté de la Manche. Quand je le vois, mon corps frétille !

*Quelles rencontres végétales et/ou animales t’ont particulièrement marquées ?

Ma rencontre végétale marquante est le coquelicot alors que j’étais toute jeune.. 5 ans je pense et que j’errais seule dans un terrain en friche sur le terrain de mes grands parents. Un de ces moments où l’on croit s’ennuyer, qu’on peste de ne pas avoir de frère et soeur ou de cousin sous la main, alors qu’en fait, le temps est suspendu, on est là connecté à ce tout ! Et j’ ai pensé à les cueillir puis j’ai abandonné l’idée et les ai longuement observés dans le vent, flottant, tournoyant… c’était un moment simple et puissant car j’étais dans l’émerveillement total !

Pour choisir ma rencontre animale, j’hésite car je peux en choquer quelques uns !
J’ose, tant pis ! Vive l’authenticité ! C’est la rencontre avec mon 1er enfant ! oui oui ! Cette naissance par voies naturelles à domicile a été MAGIQUE et quand le médecin m’a remis ce petit bout dans les bras et qu’elle cherchait à têter, elle reniflait de manière très bestiale et sur le moment j’ai pensé : « c’est quoi ce bébé ? Mais ! Je veux un nouveau né et là, j’ai un animal !!? « 
Puis je me suis culpabilisée avant de me souvenir que oui, nous les humains, sommes des mammifères. Mon accouchement avait lui même révélé ma part animale enfouie et oui, ce bébé est un petit être vivant avec des besoins primaires : manger, être soigné et recevoir de l’Amour ! Tout est ok !

*Est-ce qu’une couleur de la nature t’attire particulièrement ? Si oui laquelle ?
La couleur violette m’attire particulièrement lors de mes ballades… Violet en contraste avec le vert peut être ! ? A l’automne, c’est le orange ! Ces nuances d’orange sont incroyables !

*Une odeur ?
L’odeur du Lilas de mon jardin tout simplement est un grand bonheur ! Il est sur mon parcours pour aller nourrir les poules et je peux le humer plusieurs fois par jour à la floraison…

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*Quel a été le contexte ou le déclic pour que tu te décides à te lancer dans l’accompagnement nature ?
J’étais instit’, je pensais à quitter cet environnement qu’est l’éducation nationale, à une reconversion et je savais que ce serait pour une activité du dehors..
Je faisais l’école dehors 2 après-midi par semaine les dernières années de classe et je constatais les libertés retrouvées par les enfants, leur connection facile à l’environnement et aussi les blocages et peurs de certains enfants, qui, comme pour les autres blocages constatés en classe, ont leur racine dans leur manque d’expérience, leur propres expériences de nature ou dans les croyances des leurs parents.
Je m’étais déjà formée en coaching pour savoir accompagner à la transformation des croyances et puis j’ai compris que c’était un puzzle qui se reconstituait.
Je m’explique : A 20 ans j’ai découvert le peuple amérindiens d’Amazonie les Kogis et cela m’a profondément bouleversée car j’ai secrètement souhaité être adoptée par ce peuple qui vivait dans l’harmonie : respect total du vivant. Pour moi, c’était le sens de la vie cet équilibre.
J’ai compris que je n’étais pas une chamane d’Amazonie, (vu que j’ai choisi de naître en France) et que j’avais autre chose à inventer dans ma civilisation, mon pays pour créer l’émerveillement qui sera la seule issue à nos problèmes climatiques et d’extinction.
En effet, pour changer de paradigme, pour s’engager dans un changement d’habitudes sur du long terme, il faut une motivation si forte pour maintenir l’effort !
Pour moi, c’est l‘émerveillement face à la beauté de notre monde qui est ce levier et chez l’enfant, il est intrinsèque donc il reste à le réveiller !

*Pourquoi t’es-tu intéressée à la formation accompagnement nature comme
outil de mieux être ?

Pour moi la formation d’accompagnement nature est une palette d’outils puissants de mieux-être qui mène le professionnel en formation vers l’autonomie, une valeur qui m’est chère.
En effet, un bon accompagnant est un guide. Chaque guide a sa couleur, ses pratiques et c’est celui qui laisse la responsabilité à son client de l’auto-guérison.
Ce chemin personnel de guérison parcouru par le client lui permettra ensuite de se mobiliser bien au-delà des accompagnements vécus auprès du thérapeute.

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*Qu’est-ce que tu recherchais ?

Je recherchais avant tout UN SAVOIR ÊTRE, une formatrice incarnée et congruente. J’ai ressenti cela chez Manon en vidéo, puis en entretien entretien téléphonique et enfin en présentiel ! C’était juste : wouah !

*Qu’est-ce qui t’a parlé ?

D’abord, l’authenticité et l’humilité de Manon lorsqu’elle partage ses expériences de nature pro et perso car on touche à ce qu’on appelle les « soft skills », des compétences dont notre monde a besoin pour se porter mieux ; tant d’un point de vue humain que d’un point vue global, du respect du vivant en général.
Puis, en formation, j’ai été aussi très satisfaite de l’horizontalité proposée dans le cadre posé par Manon. Manon est en effet dans cette posture qui invite plus qu’elle n’impose… et qui est basée sur la bienveillance, l’écoute,le partage, l’intelligence collective et là encore, pour moi ce sont des valeurs essentielles pour les défis que nous avons à relever dans nos vies

*Y’a t’il un avant et un après cette formation ?
Subtilement Manon plante des graines tout le long de la formation… Une série de croyances limitantes liées à notre rapport à la nature, notre légitimité à proposer ce service.. autant de blocages qui sont levés au fil du stage grâce à son écoute de ce qui est (sans jugement et dans l’acceptation totale) et aussi grâce à ce qu’elle instaure comme cadre au sein du groupe de travail : un espace d’apprentissages à chacun son rythme…

*Aujourd’hui que proposes-tu comme accompagnement nature ?
Aujourd’hui, je propose Les ateliers coco, ce sont des ateliers parent/enfant et je lance des ateliers : Pose déj nature pour les salariés qui ont besoin de plus qu’un pique nique à la pause méridionale !
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*As-tu une histoire à nous raconter, un retour d’expérience avec un.e de tes
client.es ou patient.s ?

Un jour, lors d’une sortie en hiver, une Maman qui me dit :
– « ouh la ! le terrain n’est pas praticable là !
(car il y avait de la boue et les bottes étaient de rigueur)
ce à quoi je réponds – Et pourquoi ça ?
– bah il y a de la boue ! ça ne va pas pour les enfants !
– En quoi cela est un problème ? (lui montrant les enfants qui avaient franchi ces espaces boueux depuis bien longtemps…)
– Euh….
Voilà exactement une des raisons pour lesquelles j’aime ces accompagnements : redonner aux enfants l’espace physique et psychologique de l’exploration en nature tout en déconstruisant les peurs des parents qui veulent intellectuellement se re-connecter, comme on dit, et qui restent dans le mental, le contrôle.

*Et pour terminer, comment tu te sens quand tu accompagnes dans la nature ?

Je me sens dans mon élément.
J’ai un grand plaisir de permettre cet espace-temps du Vivant.
V
Voici un lien pour découvrir Les Ateliers Coco
M
Merci à Julie pour ce partage !
P
Photo 1 : Julie et son groupe lors d’un Atelier Coco sur les 5 sens au bois de Villeneuve d’Ascq
Photo 2  : Land’art parent/enfant (d’automne)

Tu as envie de te sentir capable et légitime

pour encadrer un accompagnement

dans la nature ?