Je vais vous proposer une métaphore nature pour apaiser votre enfant pendant le confinement. Elle peut aussi vous aider pour l’après. Cette métaphore est une image qui s’appuie sur la notion de cycle


Dans la nature les cycles sont présents partout : il y a les saisons qui reviennent, le mouvement des vagues, le jour qui se lève et qui se couche…En accompagnant des enfants dans la nature, j’ai remarqué que la cyclicité de la nature apaise et détend. Notamment les enfants en situation de stress et hypersensibles. 


J’ai aussi remarqué que de leur côté s’opérait également une prise de conscience sur l‘impermanence des choses : rien n’est figé et tout est un mouvement. J’ai noté que chez eux la prise de conscience s’opère généralement de manière très douce et parfois de manière corporelle. C’est-à-dire que ce n’est pas forcément en état de réflexion, qui fait appel à notre mental, mais plutôt via l’expérience de nature.

J’ai constaté que lorsque l’enfant prend conscience qu’il y a un cycle dans la nature, cela l’apaise. Il y a quelque chose qui se dépose chez l’enfant quand il se rend compte que la situation qu’il est en train de vivre est impermanente. En ce moment par exemple on peut se dire que c’est difficile d’être enfermé chez soi et d’être loin des copains, mais cette situation-là ne va pas durer, c’est en ça que l’impermanence peut faire du bien.


La métaphore dont je vais vous parler m’est apparue ce week-end en me promenant, j’ai vu un citron, qui est un papillon aux belles ailes jaunes, se poser devant moi et je me suis dit « bientôt on va pouvoir être comme ce papillon et profiter du plein air ».

En période de confinement, nous sommes un peu comme des chenilles dans leur cocon et on attend le moment de notre sortie avec beaucoup d’impatience et d’excitation en attente de pouvoir voler de nos propres ailes. Ce que nous sommes en train de vivre c’est une belle et grande chrysalide c’est-à-dire le stade transitoire dans lequel passe la chenille pour pouvoir devenir un papillon. Bientôt nous pourrons aussi voler de nos propres ailes, même si ce « bientôt » est à prendre avec des pincettes, parce que la situation est encore floue.

Je pense que c’est le moment opportun, cette chrysalide, pour faire des souhaits avec votre enfant et pourquoi pas, en partant de cette image du papillon. Si vous êtes avec des petits, demandez-leur « de quelle couleur voudrais-tu que soient tes ailes ? », « où irais-tu voler en premier lorsque tu seras libre ? », « quel paysage voudrais-tu voir ? » … c’est le moment d’en discuter avec votre enfant.

Discutez ensemble de ce que vous voulez pour l’après et cette métaphore va vous y aider.

Bien sûr, il convient d’avord de vous demander, vous, parents, qu’imaginez-vous pour la suite ? Qu’aimeriez-vous mettre en place ? Quel environnement avez-vous envie d’offrir à votre enfant pour l’après confinement ? Ce sont bien sûr des questions que vous vous posez déjà mais qui seront à discuter avec votre enfant, selon son âge, ses capacités de compréhension et également la situation professionnelle ou personnelle dans laquelle vous êtes. Ces questions méritent vraiment d’être discutées.


Un conseil si j’en avais un : il y aura certainement beaucoup de tensions, d’appréhension, d’inquiétude etc. et pour des enfants en situation de stress ces sensations-là vont être exacerbées. Donc vous en tant que parents, votre rôle d’accompagnement va être très important.

Vous vous demandez sûrement comment accompagner votre enfant ? Encore une fois, en laissant une place à la nature quel que soit votre situation. L’enfant, à l’image du papillon, aura besoin de passer du temps dehors encore plus que d’habitude et c’est même primordial pour lui après deux mois de confinement de passer du temps dehors. Quel que soit la situation que votre enfant va retrouver, c’est à dire aller à l’école ou non et de quelle manière, faites-en sorte dans votre quotidien, vous aussi, de vous octroyer un temps nature. Le papillon a vraiment besoin de voler et vos enfants ont vraiment besoin de nature. Je suis persuadée que c’est ce qui va leur faire le plus grand bien après cette période de confinement. 

Je sens que vous avez aussi besoin de discuter de ça entre vous, donc n’hésitez pas, saisissez-vous de ce groupe pour le faire : vous pouvez noter vos interrogations, vous pouvez prendre contact avec des membres du groupe qui partagent les mêmes réflexions que vous, qui sont aussi sensibles aux bienfaits de la nature pour leurs enfants. 
Je reste également présente pour répondre à vos interrogations et vous soutenir par rapport à cette phase de dé-confinement qui s’annonce. 

Naturellement, 

Manon Luneau 

Créatrice des Balades de l’Émerveillement® pour se détendre tout en s’amusant 

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