Pour moi ce qui est important c’est de vérifier les besoins fondamentaux, le bon déroulement d’une marche va être assuré si on est attentif au bien-être de l’enfant. Il faut en amont de la balade, s’assurer que les besoins de l’enfant sont respectés comme boire, manger, dormir… 

Le deuxième besoin fondamental qui est à vérifier c’est le besoin de sécurité pour la plupart des enfants. Il y a la sécurité physique mais aussi affective. La sécurité physique c’est vérifier la météo et les besoins affectifs, c’est se montrer rassurant auprès de l’enfant. Une fois que les besoins organiques et sécuritaires sont vérifiés on sait que l’enfant est prédisposé pour une bonne balade. 


J’ai isolé six astuces de mon côté j’ai gardé celle que j’adore utiliser pour donner envie aux enfants de marcher.

Voici 6 astuces:

1) Valoriser l’enfant dans ses compétences, sa capacité à évoluer dans la nature et en valorisant l’enfant je réponds à un autre besoin qui est l’estime. 

2) Le responsabiliser: c’est-à-dire que je donne un peu les reines de la balade à l’enfant en vérifiant bien sûr toutes les conditions sécuritaires. L’enfant devient guide de la balade, en lui demandant « est-ce que toi aussi tu veux ouvrir la marche ? » parce que passer devant c’est s’offrir la possibilité de voir des choses avant moi et on montre à l’enfant qu’on lui fait confiance. Chez l’adolescent par exemple, cela marche très bien, on lui donne une carte, on lui dit qu’on est là pour l’aider à trouver le chemin mais on lui confie l’ouverture de la marche avec une boussole. Tout cela va le responsabiliser. 
Pour les plus jeunes, j’ai encadré l’année dernière des ateliers avec des petits et j’avais dans ce groupe un enfant de quatre ans. Au bout de la quatrième séance il ne voulait plus sortir de la voiture de ses parents, je lui ai confié une responsabilité, je lui ai dit « tu vas être le responsable trace et empreinte de la balade, tu vas ouvrir la marche avec moi et on va regarder toutes les traces que tu trouves et en faire part aux autres ».

3) Enquêter: Cela fonctionne très bien, comme le rallye photo ou une chasse au trésor. Ce que j’aime le plus dans ce côté enquête c’est de chercher les traces et les empreintes. C’est vraiment une porte ouverte sur l’émerveillement et la surprise. Si les enfants voient une crotte ou une petite noisette grignotée, leur demander de s’arrêter sur ces points là et leur proposer de vérifier si un écureuil est passé par là. 


4) Le suspense qu’on peut essayer de générer un petit peu dans notre balade, en disant par exemple qu’au bout du chemin il y a une surprise. Cela permet de stimuler enfants mais attention à ne pas le tromper, si vous parlez d’une surprise soyez sûr que l’effet surprise va marcher, il faut faire attention aux déceptions. 

5)Les énigmes et les devinettes: en fin de balade, l’enfant commence à fatiguer, l’effort physique va devenir pénible. Donner une devinette ce qui va permettre à l’enfant de se décentrer de son effort physique et de porter son attention ailleurs.


6) Le pique-nique ou le carré de chocolat: c’est très important cela peut se préparer en amont avec l’enfant en lui demandant ce qu’il veut manger. J’ai constaté lors de mes balades que souvent lorsque je demande ce qu’ils ont aimé, le sujet du pique-nique revient souvent. Nous pouvons être déçu si nous avons préparé des énigmes ou si on voulait montrer des points exceptionnels, mais cela montre que c’est vraiment important pour l’enfant d’assurer un souvenir tel que le pique-nique. 


J’aimerais ajouter un point, n’oubliez pas vos astuces personnelles, laissez place aussi à votre spontanéité, vous pouvez tester ce qui marche ou non par rapport à vos enfants. Par exemple, le fait de ramasser un caillou lorsqu’on est en montagne et qu’on est arrivé au sommet et écrire le nom du sommet gravi cela peut stimuler l’enfant. 

Naturellement, 

Manon Luneau 

Créatrice des Balades de l’Émerveillement® pour se détendre tout en s’amusant 

Rejoignez-nous sur le groupe Facebook Solution nature pour enfants stressés

Et 

Instagram